YOUR ARE PART OF A STAGE PLAY AND YOU DON’T KNOW IT YET

Résumé : Le monde du théâtre comme grille de lecture des évènements qui animent le groupe.

Symboliquement, quels parralèles peuvent-ils s’établir ?

On peut tenter un parallèle entre le fonctionnement des groupes et celui d’un théâtre.

4 groupes symboliques y sont en interaction :

–         Acteurs

–         Spectateurs

–         Scénaristes

–         Gestionnaires du théâtre

Acteurs, otages des scénaristes ?

Sur scène, les acteurs : l’attention est focalisée sur eux, le public, nous tous, observons, vibrons, admirons ou critiquons leur jeu, mais aussi l’intrigue, les rebondissements des situations. Entre spectateurs, nous défendons un personnage contre l’autre, nous nous enflammons contre ou pour tel acteur, imaginons des alternatives : il aurait pu faire ça ou ça, etc.

Ce qui nous échappe peut-être parfois (emporté par nos émotions et nos sentiments), c’est que l’acteur est une sorte de prisonnier : il suit son texte, il incarne le personnage que le scénario exige. L’ensemble du film, de la pièce, de la série obéit à un fil conducteur : le scénario.

Bref, un bon scénariste, épaulé par une troupe d’acteurs professionnels est capable, a pour but d’emporter le spectateur (la masse). Celui-ci a d’ailleurs choisi de venir assister à cette pièce et pas à une autre.

Un scénariste encore plus efficace fera en sorte que le long de ce fil conducteur, aucune porte ne s’ouvre, aucune incohérence ne se propose (« Tiens, pourquoi l’acteur a-t-il fait cela ? Car naturellement, il aurait dû réagir comme ça »).

Le scénario s’efforce de tenir le public par la main, le guide en conservant toute son attention sur le chemin qu’il veut lui faire emprunter.

Nous avons donc 2 composantes du groupe qui interagissent de manière ouverte, visible par tous : les acteurs et les spectateurs.

Une composante invisible, les scénaristes, a écrit la partition que les uns vont jouer et à laquelle les autres vont vibrer.

Les gestionnaires intègres les contraintes intérieures et extérieures :

Dans cette perspective, une dernière composante est à considérer. Elle n’est pas visible dans la salle elle non plus : il s’agit des responsables du théâtre. Où viennent-ils se positionner ?

On pourrait dire que ce sont eux qui choisissent les pièces qui se joueront dans leur théâtre. En tant que gestionnaires, ils prennent en compte d’autres contraintes extérieures.

Ils ont donc la main sur les scénarios, voir ils pourraient passer commande pour un scénario.

On a donc en résumé :

–         Gestionnaires : ils choisissent les scénarios,

–         Scénaristes : ils écrivent l’intrigue,

–         Acteurs : ils jouent celle-ci,

–         Spectateurs : ils vibrent et réagissent à ce qui se jouent sur la scène.

En dynamique de groupe, il est important de noter que ces rôles ne sont pas séparés. Chacun des 4 agit sur les 3 autres.

Par exemple : si le jeu est mauvais et/ou le scénario mal ficelé, les spectateurs ne seront pas au rendez-vous. Afin de pallier cela, le scénariste pourra inclure dans son intrigue des éléments qui font vibrer la foule (spectaculaire, deux ex machina, …). Les responsables du théâtre devront prendre en compte ce qui se passe dans les autres théâtres, l’air du temps, etc.

En conclusion :

Cette métaphore a bien sûr ses limites, mais si l’on fait l’effort de prendre une situation actuelle ou passée, elle propose une grille de lecture éclairante sur bien des points. Idées de situation : choix familial d’une destination de vacance, assemblée générale (*), sondage, consultation populaire et autres évènements géopolitiques locaux, nationaux ou internationaux.

Elle peut aussi participer à dissiper certaines illusions.

(*) voir les réunions des délégués PS dans la saison 1 de la série “Baron Noir”